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 Tribulations de ma K5

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Bidouille
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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Sam 29 Sep 2012 - 12:15

Saloupiot
On en etait pas loin , pis moi encore plus excusable sa fait un baille que j'ai pas bricolé une BIMBO Wink
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Bitza
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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Sam 29 Sep 2012 - 12:20

Ce ne sert pas de centrage pour la vis, ça sert de centrage pour le carter en général, je maintiens.

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Kaplan
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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Sam 29 Sep 2012 - 12:26



Je m'avoue vaincu...
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Bitza
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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Sam 29 Sep 2012 - 13:15

Very Happy Very Happy Very Happy

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looping
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MessageSujet: pion   Sam 29 Sep 2012 - 22:10


A+
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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 30 Sep 2012 - 8:59

Pfff...même pas mal.
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Bitza
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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 30 Sep 2012 - 10:36

On dirait que tu aimes bien mes nouveaux smileys, Denis? Wink

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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 30 Sep 2012 - 13:40

Voui, voui, mais y en a pas encore assez...
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Bitza
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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 30 Sep 2012 - 13:47

Rien ne t'empêche d'en rajouter, tu as les pouvoirs, c'est sympa de te proposer! Surtout qu'il faut les ajouter un à un, ton offre d'aide me va droit au cœur! Merci Denis! Razz

PS: tu vas les choisir là: http://www.emoticons.free.fr/

Encore un grand merci pour ton offre généreuse! cheers

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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 30 Sep 2012 - 14:08

Si, si, y en a assez...

Bon, je vais voir ça... Wink
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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 30 Sep 2012 - 14:32

Depuis, j'en ai rajouté quelques uns, lâche! ! Tu peux aussi te fournir ici: http://smileys.sur-la-toile.com/categorie6-Divers.html (tu connais bien, non?) Wink

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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 30 Sep 2012 - 21:32

Grace à l'aide technique de Dan, je me suis permis de rajouter de nouveau smileys... suis fatigué...
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looping
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MessageSujet: smiley   Dim 30 Sep 2012 - 21:37

Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing
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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 30 Sep 2012 - 21:53

Je suis content de savoir que ça épuise vite, l'ajout de smileys!

Smpa tes additions! Wink

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Bidouille
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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 30 Sep 2012 - 22:56

Cool les smiley's
Bin faudrait me donner la recette
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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 7 Oct 2012 - 19:11

Allez, il est temps de conter les tribulations de ma K5:

Bien évidemment 35 ans ne se racontent pas en 5 lignes et je le ferais sous forme de chapitres. Les chapitres se décomposeront comme suit:

* Achat (d'occasion) en 1977 et premiers tours de roues
* Utilisation au quotidien jusqu'au remisage (été 1982)
* Remise en route fin 1998
* Utilisation jusqu'à aujourd'hui

1er chapitre: achat d'occasion et premiers tours de roues

Avant tout, je plante le décors: nous sommes en septembre 1977, j'ai à peine 18 ans, terminé ma scolarité avant d'entrer dans la vie active en octobre. J'en profite pour passer mon permis de conduire réussi en 2 mois et 15 leçons (oui, à l'époque c'était possible).
Vous allez constater que l'adage "quand on est jeune on est c..." s'appliquera tout au long de ce chapitre.
Avec mon frêre de 4 ans mon aîné, nous avons décidé d'acheter d'occasion une K5 verte. La production ayant été stoppée en 1976.
Pourquoi une K5 ? Elle est belle la k5 !! Bien équipée elle fait plus moto que la yam 125 RD et la suzuky 125 GT ou encore la motobecane LT3.
Le bruit du moteur est envoutant (à l'époque il y a autant de K5 sur les routes que de scooters PIAGGIO ou X-MAX aujourd'hui)
Nous avons consulté les annonces locales et avons contacté le vendeur.
Nous étions tellement impatients que nous nous étions renseignés sur rien (cote argus, fiabilité,etc...)
Le vendeur étant fils de gendarme, il est forcément honnête.
L'essai est effectué en duo avec mon frêre. La K5 passe devant moi avec le pot gauche qui fume comme une Yam 125 RD. C'est pas grave, je vous l'ai déjà dit, elle est belle... bien qu'affublée d'une transformation peu esthétique (2 longues portées au dessus du phare). Elle a 12.000 kms
L'affaire est conclue sans discussion du prix (que nous avons nous-même fixé).
Après rapatriement au domicile, nous nous essayons au passage des vitesses (sur la béquille) car nous avions simplement une mobylette "bleue". La prise en main a été très facile tant les commandes sont douces sur la K5. J'ai démonté dans la foulée les horribles longues portées.
Dès le lendemain matin, nous avons fait notre première sortie...qui a tourné court. Je suivai mon frêre avec la "bleue" car je n'avais pas encore le permis. Au bout de quelques kilomètres, la puissance commençait à s'évanouir et ne tenait plus le ralenti. Ca a continué de pire en pire jusqu'a ce que le moteur s'arrête sans possibilité de redémarrer. Donc poussette jusqu'à la maison avec le moral dans les chaussettes. On ne le savait pas avant, mais on s'est rapidement rendu compte du poids de la bête.
On était persuadé qu'il s'agissait de la batterie. On décida de repousser la K5 l'après-midi même jusqu'au concessionnaire situé à 2kms de chez nous avec une sacrée côte en prime. Je n'avais pas de chargeur de batterie et de toute façon, je n'aurai pas su m'en servir, mes seules connaissances en mécanique se limitant aux changement des bougies, vidange et pression des pneus.
Bref nous arrivons devant la concession....qui est fermée tous les samedi après-midi. GRRR.... J'avoue qu'on a eu l'envie de l'abandonnée là dans la rue. Retour au bercail, moral en berne: c'est fini pour ce week end. Courant de la semaine rebelotte, mais le concessionnaire ne vérifie rien et se contente de recharger la batterie et changer les bougies.
Youppi elle refonctionne !!! ....seulement pour 48 heures. Encore une poussette pour retourner au bercail!!!
Nous avons contacté, je ne sais plus comment, une personne concernant le problème de fumée à l'échappement et de la batterie qui se décharge.
Verdict: moteur lessivé et cellule redresseuse morte.(certainement à cause des longues portées).
Cette personne a très bien réparé la K5 au noir pour une somme relativement modique, et elle a très bien fonctionné par la suite.
Ca fera partie du prochain chapitre: Utilisation au quotidien.

Bilan: une K5 avec moteur mort achetée largement 2 fois plus que sa côte argus (renseignement pris plus tard). Très honnête le fils de gendarme (éducation du père ?)

2ème chapitre: Utilisation au quotidien jusqu'au remisage (été 1982).

Je vais essayer de respecter la chronologie des évènements car ça fait loin maintenant.
Nous sommes donc aux environs de novembre 1977 et la K5 fonctionne à merveille. Avec mon frère nous l'utilisons tous les week ends pour des balades en conduisant à tour de rôle en se suivant avec la "bleue" pour effectuer le rodage de 1000 kms sans dépasser le régime de 5.000 tr/mn, soit 55 km/h (à fond avec la "bleue" ça suivait).
Premier problème (d'ailleurs toujours pas résolu à ce jour), au bout de 120 kms après le plein d'essence, le moteur perd ses tours et finit par caler. Oups !! A nouveau la cellule? En essayant un peu tout, on a mis le robinet sur réserve et le moteur est reparti gaillardement. Ouf!!!
Plusieurs essais nous ont confirmé ce problème: une réserve d'au moins 4 litres. Ca fait beaucoup sur un total de 9 litres, au point que l'on se mettait directement en réserve quand on prenait la K5. Et ce qui devait arriver arriva: Panne d'essence à 4 kms du domicile sans un sou en poche pour en reprendre, donc poussette.
Du coup j'ai démonté le robinet et j'ai scié une partie du petit tube qui permet de rouler sur normal. J'étais arrivé à une valeur d'environ 2 litres de réserve: c'est mieux.
Par la suite nous avons roulé "normalement" en respectant les consignes du mécano: surtout faire chauffer avant de pousser les régimes et regarder systématiquement le niveau avant chaque grand déplacement.
Nous n'étions absolument pas équipés (survètement et baskets) et je me souviens que lors d'une sortie en duo à Beauvais, nous avons été pris sous un orage terrible, obligeant même les voitures à s'arrêter. Nous nous sommes réfugiés sous la remorque d'un 38 tonnes. Nous sommes ensuite rentrés au bercail trempés comme nous ne l'avions jamais été.
Sinon c'est principalement mon frère qui a utiliser la K5 sur de longues distances.
En juillet 1978, il est parti 5 jours en Alsace. Départ de Paris à 8h30, arrivée à Strasbourg à 17h00 le même jour avec des fourmillement plein les mains pendant plusieurs heures. Le lendemain, la route des crêtes par beau temps. Le surlendemain, escapade en Allemagne stoppée nette par un orage démentiel. Les chaussettes ont sèché sur les cylindres (efficace), puis retour encore une fois d'une traite (il avait du courage le frangin) avec un allumage défaillant qui lui a tout juste permis de rentrer.
Quelques temps plus tard j'avais décidé d'aller tourner sur le circuit improvisé de l'aérodrome de Coulommiers suite à la fermeture de Rungis et avant la création du circuit Carole. Sur la route, à Crécy la Chapelle, il y a une bonne cote d'1 km, et bien qu'étant à fond, je me suis fait gratter par une YAM 125 RD en duo. GRRRR....Je pense encore aujourd'hui qu'elle devait être kitée. Bref j'arrive sur le circuit sur lequel régnait l'anarchie la plus totale (pour ceux qui ont connu) et me suis lancé:100, 110, 115 compteur, couché sur le réservoir, le menton en appuis sur le bouchon "je suis le maître du monde" lorsqu'une 750 four m'enrhume littéralement. J'ai failli descendre instantanément pour voir si j'étais pas arrêté.
Dégoûté, je suis rentré chez moi et n'y suis plus retourné.

Un peu plus tard, mon frère (encore lui) a fait un aller retour Paris-Le Havre dans la journée en taquinant constamment la zone rouge. Le retour s'est d'ailleurs déroulé en une course avec une 2CV qui voulait en découdre. Lorsque j'ai voulu reprendre la K5, celle-ci fumait comme un 2 temps et la puissance n'était plus là. Manifestement elle n'avait pas apprécié le traitement. Le moteur fut refait en totalité (grosse facture).

Quelque temps plus tard (1981),je suis tombé en panne sur l'autoroute. Le dépanneur a trouvé la panne: fusible grillé. Pour éviter le remorquage, le bougre a brancher les fils en directs (j'en ai encore des frissons quand j'y pense. Elle aurait pu cramer avec moi dessus) Depuis, j'ai trouvé la cause de la panne (voir chapitres suivants).

En juin 1981, crevaison rapide à l'avant sur l'autoroute près de Roissy vers 21h30. Fièrement, je prends ma bombe anti-crevaison et je trouve... la chambre à air complètement déchiquetée. A peine le temps de réaliser qu'un semi-remorque s'arrête juste devant moi. Il me propose de charger la K5 dans sa remorque vide. A l'époque, pas de hayon hydraulique. En faite, la k5 à la verticale, la roue avant atteignait à peine le seuil de chargement. Le routier très baraqué et moi- même en avons tout de même ch...pour la hisser. La k5 fut posée sur le côté, comme un animal blessé. Sniff. Le chauffeur me ramena en ville au garage Renault d'Aulnay (détruit durant les derniers évènements des banlieues) et grace au vigile, j'ai pu la laisser à l'intérieur et appeler mon frêre pour qu'il vienne me chercher. (La descente de la remorque n'a pas été triste non plus). Je l'ai réparée sur place le lendemain.
Enfin ma dernière sortie en 1982 s'est terminée sans plus aucune lumière sauf le feu stop. Je l'ai laissée dans le box sans aucune protection. Au bout de 3 mois j'ai tout de même retirer la batterie par sécurité. Je ne savais pas à ce moment là qu'elle allait dormir 16 ans.

3ème chapitre: Remise en route fin1998

Avant toute chose, je vous explique les raisons de cet arrêt de 16 ans: fiançailles, mariage, achat immobilier et naissances de mes 2 filles. La vie quoi!
Malgré tout j'avais toujours un pincement au coeur les rares fois que je voyais une k5 dans les rues de Paris.
Par contre j'ai profité de cette période pour me constituer une solide auto-formation en mécanique au cours des ans (je suis un bureaucrate et mes seuls outils de travail sont la souris et le stylo). Marre de me faire gruger par des pseudos professionnels de la réparation automobile. N'en déplaise à certains, ils sont majoritaires dans les grandes villes. La grosse facture remise sous écrin par le chef d'atelier en cravate et blouse blanche pour une réparation pas toujours bien effectuée, CA M'ENERVE... Une des dernières fois qu'un garagiste a effectué un réglage des culbuteurs sur ma R16, j'ai récupéré une vrai Simca 1000 (un vacarme du moteur). Après vérification, les soupapes étaient toutes réglées à 1.00 au lieu de 0.20. Je suis retourner au garage (une grande concession Renault) et forcément "le moteur était vieux, j'étais de mauvaise foi, cela est impossible car nous sommes des pros". Bref le pot de terre contre le pot de fer.
Donc voila, j'ai potassé les revues techniques, acheté un bon outillage, me suis armé de bon sens et de logique, m'essayant sur des épaves dans les casses...Petit à petit, j'ai changé plaquettes de freins, vis platinées, amortisseurs, échappements, bref de plus en plus complexe, jusqu'aujourd'hui remplacement d'embrayage et en 2001 remplacement moteur-boite de vitesses sur ma R9. Le tout, tout seul. Sans excès de fièreté, je me considère comme un bon amateur en mécanique (Je fais tous mes serrages à la dynamomètrique, c'est pas toujours le cas des pros).

Nous voila donc en octobre 1998 et mon frère m'informe de son intention de se séparer du boxe où était entreposée la K5 (boxe qu'il a encore aujourd'hui!!!). Que fait on de la K5?
Fort de mes connaissances mécaniques acquises ces 16 dernières années, j'envisage donc d'essayer de la remettre en route pour le "fun". Avant tout, pour ne pas me lancer dans une galère, je vérifie que le moteur n'est pas bloqué (le moteur avait été entièrement refait par Honda à 28.500kms et la moto remisée à 30.130 kms, donc à peine rodé). Un peu d'air dans les pneus et nous la poussons (encore ) jusqu'à chez moi à environ 1km. Elle est donc chez moi et j'ai tout le temps à présent.
Je l'examine et m'aperçois de détails que je n'avais pas vu à l'époque. Le guidon est un "bracelet", le kick provient d'un Honda Dax. Les chromes bien qu'un peu piqués sont encore présentables, la selle impeccable, les pneus pas craquelés, ça se présente pas trop mal. (Par contre les échappements neufs d'origine acheté juste avant le remisage tombaient en poussière... dommage) Avant d'engager des frais, je donne priorité au redémarrage. J'achète une batterie, fait la vidange, nettoie et change les joints des pipes, carbus et robinet d'essence. Je mets une vieille chaine de vélo avec un peu d'essence dans le réservoir en agitant vigoureusement pour le nettoyer. Voila, il n'y a plus qu'a essayer de démarrer, il ne me reste plus qu'à prendre les clefs.
LES CLEFS!!!!!!!!!! Elles sont où ? Bon Dieu, chez mes parents qui les ont données comme hochets pour mes filles. Après bien des recherches, on a retrouvé les 2 jeux dans une boîte au milieu des poupées Barbie. Ouf!!!

Ça y est on essaye de démarrer. Le démarreur tourne, mais aucun toussotement, l'électrocardiogramme est plat. Je vide la batterie à force d'essayer. Je n'avais rien modifié aux réglages car elle tournait à merveille il y a 16 ans. J'ai donc regardé l'écartement des contacts et effectivement, il y avait eu un tassement dû au temps (0,20).
Après avoir rechargé la batterie, j'ai déposé les 2 carbus avec leurs pipes et j'ai pulvérisé du 'START PILOT' dans le cylindre droit et, j'ai démarré en pulvérisant directement dans le cylindre gauche. Le moteur à pété immédiatement: QUEL PIED !!!! Une de mes meilleurs satisfactions en mécanique. Sauf qu'en s'éteignant, il y a eu un retour de flamme et que le moteur et le dessous du réservoir commençait à cramer. Heureusement j'avais un chiffon à portée de main et j'ai pu éteindre avant qu'il n'y ait des dégâts.
J'ai immédiatement remonté les carbus et démarrer le moteur.
Je n'ai pu résister au plaisir de faire le tour du pâté de maisons sans casque et sans assurance. C'était tellement bon!!! A mon grand étonnement, les habitudes des commandes sont revenues quasiment immédiatement. C'est comme si ma dernière sortie remontait à la veille.

Juste un petit retour en arrière simplement pour signaler qu’avant le re-démarrage j’avais démonté les carbus pour un nettoyage et changement des joints. J’ai découvert à mon grand étonnement des cuves et flotteurs d’une propreté incroyable. Je les ai malgré tout nettoyés dans les règles. Le robinet d’essence était, lui, totalement colmaté par une sorte de pâte gluante. Beurk !!

Voila nous sommes donc aux alentours du 20 décembre 1998 et la K5 a re-démarré. Elle a très exactement 30130 kms au compteur et le moteur a entièrement été refait par Honda à 28500 kms, donc avec un rodage à peine terminé.
Très excité, j’appelle ma femme à son boulot pour lui faire entendre le bruit du moteur. ‘ Oui, c’est bien, t’as sorti les poubelles ?’. Bon, la tension retombe. La moto, vous l’aurez compris, c’est pas son truc à ma femme.
Sur ce mon frère passe en voiture dans ma rue, et lui aussi ne résiste pas au plaisir de faire le tour du paté de maison. Mais attention, la mamie vient de se réveiller, donc pas question de dépasser les 4.000 tr/mn. A 17h30 il fait déjà nuit et je rentre la K5 dans mon garage en pensant aux prochaines étapes à venir. Pour pouvoir rouler, priorité à la remise en état de l’éclairage, assurance et carte grise avec nouvelle adresse. Dans le noir du garage, je démarre une dernière fois sur la béquille et….. stupeur : le moteur s’est transformé en guirlande clignotante de noël (je sais c’est l’époque) à moins que des paparazzis prennent des milliers de photos du berlingot (j’y crois moins). Bref j’arrête tout et modifie mes priorités: ça sera 2 antiparasites tout neuf. Le plus étonnant c’est que le moteur fonctionnait nickel.

Quelques jours plus tard, j’attaque l’éclairage. Je teste à la lampe témoin l’arrivée du jus à chaque ampoule claquée (veilleuses avant et arrière et éclairage des compteurs), et j’en ai partout. J’achète donc les ampoules et tout refonctionne (à ce moment là, je ne connais pas l’origine de la panne). L’assurance ne pose aucun problème, par contre je constate avec angoisse que la carte grise est au nom de mon père (assurance moins chère à l’époque) décédé 3 ans auparavant. Oups. Complètement zappé à la succession. Renseignements pris auprès d’un juriste et confirmés par le commissariat de Police, il n’existe aucune interface entre les fichiers d’état civil et le fichier des cartes grises. Ouf, un simple formulaire de vente avec une grossière imitation de signature, et j’ai eu une belle carte grise à mon nom.

Ca y est je roule en toute légalité, je décide d’effectuer un mini-rodage : 100 premiers kms à 4.000tr/mn maxi, puis vidange, et 200 kms suivants à 5.000tr/mn maxi avant d’attaquer progressivement. Je ne me souvenais pas que les montés en régime étaient aussi envoûtantes. Par contre les échappements qui étaient neuf en 1982 n’ont absolument pas apprécié le traitement. Tandis que certains se plaignent de fumée à l’échappement, moi, c’était des jets de débris de métal rouillé à chaque accélération. Sous les chromes piqués le métal était complètement pourri.
Au niveau restauration de la partie cycle, je me suis contenté d’un astiquage minutieux, changé l’huile de fourche, démontage, nettoyage, graissage et repose des roulements de colonne de direction. Je me suis mis en suite à la recherche des pièces manquantes chez Japauto avenue de la Grande Armée. 700 frs la pédale de kick, 600 frs (à l’unité) les caches latéraux non peints (refabrication ?), 2.700 frs la paire d’échappement pour JX (quelle différence ?) et cerise sur le gâteau, le guidon (le cintre) à …..2.849 frs. Le magasinier lui-même a failli en tomber à la renverse.
Explication du responsable: Honda à vendu les plans à des sous-traitants qui les fabriquent à l’unité pour satisfaire sa clientèle. Par contre il me dit en voir un sous emballage tous les ans quand il fait son inventaire et me le brade à 300 frs. C’est mieux et j’accepte immédiatement avant qu’il ne change d’avis. C’est du reste la seule pièce que je prendrais. Dans LVM, j’apprends l’existence de MOTO REPAIR. Les pièces d’origine neuves emballées y sont beaucoup moins chères : kick 200 frs, caches latéraux peints 400 frs la paire, 1.400 frs la paire de silencieux adaptable avec le kit complet de montage. Du coup j’ai pris également les 2 rétros d’origine tout neufs. J’ai pris les caches latéraux car lors du démontage pour nettoyer les carbus, un des deux à casser net malgré mes précautions (plastique durci avec l’age et le froid ?).
J’ai tout monté sans trop de problème. Le guidon m’a pris pas mal de temps pour passer les fils électriques des commodos à l’intérieur de celui-ci (obligé de déconnecter les fils dans le phare)

Ma première panne est arrivée quelques temps plus tard. Pour revenir de courses, en faisant chauffer le moteur sur la béquille, d’un seul coup celui-ci stoppa net. Je suis tout de suite aller regarder le fusible: claqué
Voila la raison des ampoules grillées. J’avais plusieurs fusibles dans la boîte a outils depuis ma mésaventure sur l’autoroute (voir mes précédents chapitres) et j’ai pu rentrer chez moi décidé à trouver la panne (aléatoires, c’est les pires). La chance fut de mon côté, car en manoeuvrant le contacteur sur le phare alors que le moteur tournait, le fusible a grillé immédiatement. J’ai remplacé le contacteur en prélevant le nouveau sur une K5 achetée pour pièce (vous connaitrez le destin funeste de cette k5 dans le prochain chapitre).
Le mal était donc là car jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas eu à remplacer le fusible et aucune ampoule n'a claqué.

4ème chapitre: Utilisation jusqu'à aujourd'hui

Nous sommes à fin mai 1999 et la K5 roule à merveille mais elle n’a pas encore reçu les nouveaux échappements et mes sorties rythment avec un bruit assourdissant. Lors d’une de celles-ci, alors que je suis arrêté au feu rouge, le conducteur d’une camionnette m’appelle. C’est un des responsables de la concession TRIUMPH du secteur et il possède la même K5 qu’un client lui a laissé car n’ayant jamais pu la redémarrer. Il me la laisse pour 500 frs sans carte grise mais livraison gratuite. Il faut voir, car si c’est seulement un cadre avec 2 roues, ça fait cher. Je vais à la concession le week-end suivant et découvre une K5 absolument complète (sauf rétros et batterie) dans un état fort acceptable pour 45000 kms. Affaire conclue, en tous cas, j’aurai de la pièce détachée. Les échappements à peine cabossés pourraient me dépanner pour un temps mais je préfère des silencieux neufs. Du coup je « vampirise » mon achat pour remplacer toutes les pièces en meilleur état : Kit chaîne tout neuf (l’ancien acheteur a mis la charrue avant les bœufs et a investi avant d’essayer de la démarrer), câble d’embrayage, cable de compteur, cerclage chromé du phare, contacteur du phare (rappelez vous l’ancien m’avais joué des tours), un filtre à air, un capuchon de culbuteur (micro fuite), le porte bagages et les pattes de fixation des clignotants arrières (directement fixés sur l’ancien porte bagage à sacoches) et diverses petites babioles. Pour moi, l’investissement est d’hors et déjà amorti.
Courant mai je pose les échappements et décide, le beau temps enfin arrivé, d’aller bosser en k5.
Super. Enfin ma K5 a retrouvé une configuration d’origine et c’est réellement un plaisir de rouler dans Paris. J’attends toute la journée avec impatience l’instant du retour en banlieue.
Tout se passe fantastiquement bien jusqu’à 1km de chez moi. D’un seul coup, j’ai eu un trou à l’accélération (un peu comme si un farceur avait tourné la clé de contact une demi seconde avant de la remettre en place). Abasourdi, je suis rentré chez moi avec le moteur fonctionnant normalement. Inquiet, j’ai voulu en avoir le cœur net et j’ai fait le tour du pâté de maison en envoyant la sauce, et le problème s’est reproduit. Aie, Aie : carburation ? allumage ?
Personnellement, je pense plus à un problème de coupure d’allumage qu’à un défaut de réglage. Le moteur coupe de temps en temps, mais ne « ratatouille » pas. La batterie ne se déchargeant pas, j’exclus pour l’instant un éventuel problème de cellule.
Ca fait 5 mois depuis la remise en route et je décide d’en profiter pour effectuer une grosse révision. A chaque intervention, je fais un essai sur route qui reste négatif. Je dirais même que ça empire. Plus moyen de dépasser les 6000 tr/mn sans avoir ces fameuses coupures moteur. Ca arrive même parfois au ralenti. Dans l’ordre : nettoyage réservoir, nettoyage carbus avec casse d’une pipe d’admission au serrage (heureusement j’avais l’autre K5), nettoyage robinet d’essence. Ensuite, je suis passé à l’allumage : remplacement des contacts avec réglage de l’avance « aux petits oignons », changements des bougies, j’ai ensuite coupé sur 5mm les fils de la bobine histoire de faire prendre les anti-parasites sur du « neuf », le tout toujours entrecoupé d’essais infructueux. GRRR !!!
Donc je décide de voir du côté et bobine et cellule. En touchant la bobine, je m’aperçois que celle-ci joue les cloches de Notre Dame avec en prime un fil (je pense de masse) épris de liberté au niveau de la fixation. Un coup je te fais contact, un coup non, au gré des vibrations. Un tour de clé pour resserrer le tout et essai concluant. « Roule ma poule »
Des heures de boulot pour un boulon à resserrer c’est rageant mais bon, la révision ne lui a pas fait de mal.

allez, on continue dans le chapitre des pannes…

Donc la dernière panne étant résolue, la K5 tourne à merveille. Au cours des années suivantes, je l’utilise principalement en solo lorsqu’il fait beau le week-end ou pour aller bosser quelques fois en juillet-août, et en duo lors de grosses grèves des transports (là, ma femme apprécie… ). Et c’est lors d’une grève au printemps 2005, que la panne arriva… tout doucement.
J’effectuais chaque jour le trajet Bondy – Porte d’Auteuil (dépose de ma femme) et Porte d’Auteuil-Opéra, et même itinéraire inverse le soir. Déjà, en repartant le soir, malgré avoir pas mal roulé sans accessoire électrique, la batterie était trop faible pour le démarreur électrique.
Bien évidemment, la situation ne s’est pas améliorée les 2 jours suivants : Plus ça allait et moins le moteur tenait le ralenti aux feux rouges. J’étais obligé de jouer de la poignée pour ne pas caler (le kick en duo, c’est pas génial). En jonglant dans les bouchons au niveau de l’Hotel de Ville, même la puissance s’évanouissait (à peine plus qu’une " bleue " calaminée ) au point que j’indiquais à ma femme de ne pas être sûr de pouvoir rentrer à la maison avec la K5. En prenant les voies sur berge, la circulation est devenue plus fluide, et elle a accepté de prendre des tours. En prenant le périph et l’autoroute A3 à 90 km/h, et donc en ne descendant jamais sous les 6000 tr/mn, j’ai pu regagner le domicile (elle a calé définitivement devant le portail), en poussant un OUF de soulagement . De plus, coup de chance, c’était le dernier jour de grève. Après l’émotion, j’essayais de réfléchir à froid sur les causes. La fameuse cellule ?
Non car elle prend des tours sans problème. Puis tout à coup (le temps passe si vite) je me dis: 1998-2005, ça fait 7 ans. C’est beaucoup pour une petite batterie 6volts.
J’ai donc remplacé celle-ci, et le problème a été résolu. Au moins cette fois-ci, je n’ai effectué aucun démontage inutile…

Bon, c’est vrai, je ne parle que de pannes, mais entre temps, des jours, des semaines, des mois (voire des années) de pur bonheur au guidon de la K5 avec de multiples rencontres avec d’anciens possesseurs de celle-ci.

Je poursuis donc le récit en évoquant le funeste sort de la K5 récupérée pour pièces (voir épisodes précédents). J'avais stocké celle-ci dans un cabanon sur le côté de mon jardin après avoir récupéré les meilleures pièces. Puis à l'été 2004, j'ai acheté un barbecue en pierres reconstituées à assembler (une palette de + de 600kg dans la remorque!! oups...)
N'ayant pas le temps de m'en occuper, il a fallu que je fasse de la place pour tout stocker dans le cabanon qui commençait à devenir trop petit.
Comme je n'avais pas la carte grise, j'ai décidé de démonter la k5 pour me séparer du cadre. J'ai donc désolidarisé la fourche et le bras oscillant arrière, puis, j'ai dépouillé totalement le cadre que j'ai déposé aux encombrants. Toutes les pièces ont donc été soigneusement remisées dans le cabanon avec le barbecue en attente d'assemblage.
L'été suivant (le 14 août 2005 pour être précis), le barbecue enfin en état de fonctionner, j'organise un repas familial à base de grillades. A 12h30, les grillades sont cuites et nous passons à table pour le repas qui se terminera avec le départ des invités vers 18h30 (c'est les vacances et on a le temps). Il fait très beau, mais il y a un vent du nord assez fort. Comme il y a des arbustes à proximité du barbecue, par sécurité, je débarrasse les cendres que j'entrepose dans un bac à fleur en terre cuite au pied du cabanon près de la porte restée entrouverte.
Avec ma femme et mes filles nous décidons d'aller faire un petit tour en voiture histoire de s'aérer. Nous sommes rentrés vers 20h30, et là, c'était le début de l'apocalypse...... Une foule de voisins devant chez moi avec une voiture de police arrêtée en plein milieu de la rue. J'ai immédiatement pensé à un cambriolage jusqu'à ce qu'un policier me dise "dépêchez vous d'ouvrir, les pompiers sont déjà dans votre jardin" (le seul accès au jardin est le sous-sol ou en passant chez les voisins).
Aie, aie. Evidemment, le compteur a disjoncté et malgré l’énervement j'arrive à trouver une lampe de poche pour ouvrir la porte donnant sur le jardin, et là j'ai eu droit à un spectacle surréaliste: 5 pompiers avec lances d'incendies en train de terminé l'extinction du feu qui a totalement ravagé le cabanon, brûlé partiellement des arbres, fait fondre la parabole satellite. Il y a également des dégâts sur 2 autres pavillons mitoyens. Sans exagération, ça ressemble à s'y méprendre à un scène de guerre. Comme si une roquette s'était abattue sur le cabanon. Pour ma part j'étais sonné et ébetté en me répétant "c'est pas possible, c'est un cauchemar, je vais me réveiller". Le cabanon était réduit à néant avec tout ce qui s'y trouvait (pièces k5, outillage, salon de jardin,etc...)
Le lendemain, le traumatisme s'étant un peu amoindri, je suis retourné voir "à froid" l'étendue des dégâts. Il n'y avait strictement rien à récupérer. Toutes les parties métalliques étaient dans le même état que les voitures brûlées dans les citées. Les rayons étaient désolidarisés des tambours et des jantes. Même les tubes de fourche pourtant si durs à démonter l'ont été sans le moindre effort!!!
Aujourd'hui je m'en suis remis même si le simple fait d'évoquer ce fait me fait encore mal. Je me console en me disant que si le vent était venu de l'ouest, comme c'est généralement le cas, c'est carrément mon pavillon qui aurait brûlé!!!
Sinon pour la K5, c'est vraiment dommage, parce qu'elle était archi-complète et que donc je n'avais plus de pièces détachées en cas de problème.

« grève suivante = (petite) panne suivante ».

Nous sommes à l’entrée de l’hiver 2007, et les transports en commun sont à nouveau en grève. La K5 est prête à affronter la redoutable circulation parisienne des jours de grève sur toujours le même itinéraire en duo: Bondy – Porte d’Auteuil – Opéra, le matin, et chemin inverse le soir. Pendant plusieurs jours, la conduite de la K5 ressemble plus à celle des coursiers à scooter qu’à celle des balades d’été. Contrairement à d’habitude, les régimes moteurs sont plutôt bas et ne montent que sur de très petites séquences. Par contre les freins, l’embrayage, la poignée d’accélérateur sont utilisés à outrance, et quelques faiblesses commencent à surgir. Ca commence par la poignée de frein avant qui ne revient plus complètement, et, si je ne l’aide pas à revenir à sa position d’origine, je roule avec le feu stop toujours allumé (pas Top). De plus je trouve que le frein avant a moins de mordant.
Un peu plus tard, c’est au tour de la poignée d’embrayage de ne plus revenir complètement. Malgré tout la K5 roule convenablement, et de toute façon, il faut bien aller bosser, donc je verrai ça plus tard.
Le dernier jour de grève, au retour, en empruntant les voies réservées aux bus après Stalingrad, je me suis fait choppé par une fliquette à vélo. Elle m’a indiqué que seule une tolérance pour les vélos était acceptée. Sans m’énerver je lui ai expliqué que le seul avantage des 2 roues était de se faufiler dans la circulation et si cet avantage était remis en question, les milliers de conducteurs de 2 roues prendraient leur voiture, avec un chao et une paralysie totale de Paris. De plus, les bus étant en grève, ça ne gênait vraiment personne. La fliquette a convenu que sur le fond, j’avais entièrement raison, mais que « la loi c’est la loi ». Malgré tout, elle m’a dit « je n’ai rien vu, au revoir et bonne route ». Sympa tout de même la fliquette !!!

Le week-end suivant j’attaquais la remise en état du frein avant. Le câble coulissait impeccablement dans sa gaine, le gros ressort de rappel du tambour était en bon état et bien en place. J’ai donc approfondi la révision en déposant la roue. En regardant de plus près le mécanisme des cames, je me suis rendu compte que la graisse des axes de cames avait desséché en un dépôt pâteux. J’ai donc nettoyé parfaitement et graissé les axes au bisulfure de molybdène.
Après essais, la poignée revenait impeccablement et avec force en place, et surtout, et là j’insiste, surtout l’efficacité redoutable du double cames était retrouvée.
Je ne saurai que trop conseiller, pour ceux qui ne l’auraient pas déjà fait lors de la remise en route d’une K5, cette intervention. La différence de freinage est énoooorme…….
Pour ce qui est de la poignée d’embrayage, le démontage du petit carter du pignon de sortie de boite a laissé apparaître le petit ressort de rappel du câble, pendouillant avec la spire d’attache supérieure cassée. J’ai reformé la boucle d’attache avec une pince et remis le ressort en place.
Ce petit problème a donc rapidement été résolu.

Au bilan, malgré un usage intensif d’environ 3 semaines en condition urbaine, la K5 pourtant réputée peu fiable, s’est vraiment très très bien comportée.

J’ai pu, par la suite, me procurer le petit ressort de rappel du câble d’embrayage en le commandant auprès de Pierre Millier (ex moto-repair) sur son stand au salon Moto Légend à Vincennes (commandé et payé le samedi, reçu dans mon courrier le mercredi suivant). Pas de chi-chi, simple et efficace.


Je continue donc avec une « auto-panne » qui m’a pourri l’été dernier (de mai à fin septembre 2008). En fait tout commence à la mi-décembre 2007, lorsque je flingue le joint de culasse de ma super 5 à la façon d’une casse moteur de formule 1. Un nuage de fumée blanche qui a stoppé toute circulation pendant une bonne minute. Vraiment impressionnant. Je récupère une culasse sur une voiture accidentée dans une casse, achète les joints et procède à la réparation pour un coût total de 200 euros.(à aujourd’hui j’ai effectué 17000kms sans rajouter une goutte d’eau et le moteur tourne nickel). Par contre la réparation ne s’est pas faite dans des conditions idéales : température aux alentours de 0°, voire moins. Pas chaud le métal. Malgré mes précautions et n’étant pas à ma main, il y a eu pas mal d’eau et d’huile tombées au sol sur l’outillage qui traînait un peu partout. N’aimant pas avoir un outillage sale, j’ai tout passé au white spirit, puis rincé à l’eau claire, séché et passé un chiffon imprégné d’huile neuve pour éviter la rouille.
Vous allez me dire quel rapport avec la K5 ? Hé bien si, vous allez voir par la suite que cela aura une incidence directe sur sa panne…

Début mai, les beaux jours étant de retour, je décide de démarrer la bécane qui n’a pas tourné depuis l’automne. La batterie ayant été stockée au chaud, je la reconnecte et tente un démarrage au kick. Je me dis que mon démarreur à mollets sera plus efficace que le démarreur électrique et qu’il y aura assez de jus pour l’allumage. (grâce au forum, je sais maintenant que même pour l’allumage il faut une batterie chargée à bloc) Bien évidemment, malgré une bonne centaine de coup de kick (oui-oui), le moteur n’a montré aucune once de démarrage et je me suis résolu à pousser (encore un fois) sur plus de cent mètres avec pour seul effet un noyage total. J’ai démonté et séché les bougies sans résultat. Je les ai à nouveau démontées sans les remettre en place pendant 3 jours pour laisser s’évaporer l’essence dans les cylindres et j’en ai profité pour recharger la batterie et régler l’allumage en procédant à la vidange de l’huile comme indiqué dans la RMT pour accéder au rotor (depuis, Bidouille m’a dit que ce n’était pas nécessaire).
Puis repose des bougies et tentative de démarrage. Cette fois-ci, le moteur part sur un cylindre. Après quelques coups d’accélérateurs (3000 tr/mn pas plus), je coupe le contact et là, j’entends un crépitement aux alentours du moteur…. Je suis rassuré, c’est l’essence restée dans l’échappement droit qui brûle en faisant cramer la calamine à la manière d’un décalaminage des mobs 2 temps. Au coup de démarreur suivant, le moteur part parfaitement sur les 2 cylindres. Ouf.
Je fais un essai sur route, et tout de suite je constate une nette différence : beaucoup plus de pèche à bas et moyen régime. Super le réglage ! Hélas le moteur ne monte plus dans les tours.
Ca ratatouille à partir de 7000 tr/mn. GRRR. Je refais le réglage d’allumage avec la vidange à l’appui (je récupère l’huile). Essai, et toujours pareil. Je change les bougies (il me reste des NGK D8HS neuves), toujours sans résultat, inverse les bougies mais moteur chaud. La bougie gauche est dure à desserrer, et je constate lorsque je l’ai dans les mains qu’elle n’a plus de filetage !! Plus de filetage ? Aie Aie , le doute m’envahie et en frottant avec les doigts, la limaille du filetage du puits de bougie de la culasse s’émiette dans ma main. J’essaie de remettre la bougie en place, mais bien évidemment elle ne tient plus. Si je démarre sans accélérer, elle tient au ralentit, mais au-delà de 2000 tr/mn, elle saute. Du coup ma priorité change et je décide de m’occuper du filetage foiré. Le moteur par lui-même étant en très bon état, ça m’ennuie de déculasser. Je cherche sur Internet et trouve un site proposant la pose d’un filet rapporté sans déculassage. En fait il suffit de graisser le taraud pour capturer la limaille.
N’ayant pas l’outillage nécessaire, je file à la concession Honda la plus proche d’où je suis éconduit : « Non monsieur, nous n’effectuons pas ce genre de travaux d’une telle compétence technique » Ah bon ???? Malgré tout n’ayant pas du tout l’intention de s’occuper de la K5, ils me donnent tout de même l’adresse de leur sous-traitant. A moi de me débrouiller…Il est vrai qu’à l’atelier, il n’y a des motos que pour l’entretien courant. Aucun moteur sur l’établi !!! Par contre en vitrine un max de motos neuves et des accessoires vestimentaires et habillages motos à profusion…Ou est passé l’esprit motard et l’amour du métier de mécano ??? C’est l’époque du « j’achète, ça marche plus, je jette ». Heureusement, il reste des exceptions dont le fameux sous-traitant en question : Un atelier au fond du jardin de son pavillon, une toute petite enseigne sur le portail. Je suis passé des dizaines de fois devant sans jamais l’avoir remarqué. Le gars a environ 55 ans, et ce n’est pas un businessman. Un peu le style Pierre Millier de Moto Repair (pour ceux qui connaissent). Bref, ce n’est pas un charlot. Je lui explique le problème. Pour lui, la pose d’un hélicoil sans déculasser n’est pas un problème avec un taraud graissé, pourvu que le puits de bougie soit accessible. Il en a déjà fait des dizaines (toute la clientèle Honda du secteur ???). De plus le gars est agréé par les assurances pour redresser les cadres tordus. C’est en fait sa spécialité. Bref, nous sommes fin juillet, et lui ferme en août. GRRR. Rendez vous est pris pour début septembre. Un mois d’été à patienter, c’est long. Se pose maintenant le problème pour amener la K5 chez lui (environ 3 bornes en ville). Expliquant la situation au gars, celui-ci me conseille de repositionner la bougie et de la maintenir avec du fil de fer en faisant le tour du bloc cylindre et de rouler pèpère…Après un essai non concluant (bougie genre Veuve Cliquot), je le rappelle. Il me dit « très bonne nouvelle » Ah bon ??? « vous avez de la compression » GRRR….Je n’ai personne dans mon entourage possédant une camionnette, il me reste donc 3 solutions : la dépose du moteur du cadre, la poussette (je revendique à ce titre l’appellation d’expert vu les kilomètres que j’ai eu à pousser, toutes pannes confondues) ou me faire remorquer à l’aide d’une corde par le X-MAX du frangin à faible allure. Finalement c’est la dernière option qui sera retenue. Un samedi matin vers les 9 heures, ça devrait le faire…Nous l’avons fait, mais je peux vous certifier que plus jamais je ne recommencerai. Sensations fortes garanties surtout lorsque la corde se retend en plein virage à angle droit !!! Ces 3 kilomètres m’ont paru être 30 et je suis arrivé essoufflé et en sueur. Le gars d’un coup d’œil m’a dit que ça ne devrait pas poser de problème. Effectivement, il m’a rappelé en début d’après-midi pour me dire que c’était fait. J’ai donc récupéré la bécane contre 40 euros en liquide. En discutant avec lui, il m’a dit ne pas se rappeler du modèle K5 et que dans les années 70, il avait passé le permis moto sur une CB 350. Pour la réparation en elle-même, pour lui, le plus dur a été de déterminer le point le plus favorable pour ne toucher ni au piston, ni aux soupapes pendant la phase taraudage : pas évident. Sans grande conviction, je me mets à espérer que cette réparation aura résolu en même temps mon précédent problème (on ne sait jamais . Un miracle ?). Hé non, ça recommence à ratatouiller. Je refais à nouveau mon allumage, et après essais, toujours le même problème.

J’avais lu dans LVM qu’une bougie noyée était une bougie foutue. Je me suis résolu à retourner voir à l’atelier Honda. Ils m’ont dit que dans ce cas, soit elle est complètement foutue ou bien elle fonctionne impeccablement, il n’y a pas de milieu. Pour ma panne, ils voient plutôt un problème d’avance à l’allumage. Dépité je retourne chez moi, et entreprends un énième réglage des contacts. Je réglais toujours l’écartement des contacts à 30/100 car je n’avais pas de cale de 35/100 et je faisais coulisser relativement librement la cale pour obtenir un peu plus de 30/100. Cette fois ci, je ne sais pas pourquoi, j’ai commencé avec une cale de 40/100 qui est passée… très librement !!!, trop librement. La 50/100 et la 60/100 également. Houlà, Houlà !!! En regardant la cale de 30 et celle de 40 en parallèle, celle de 30 était plus épaisse que celle de 40. ??? Pourtant c’est un jeu de qualité que j’ai depuis des années. Enfin, je sais maintenant l’origine de la panne, c’est déjà ça. En examinant le jeu de cales pour voir s’il n’y avait pas de résidus de cambouis qui pourrait faire épaisseur, j’ai frotté la cale de 30 entre mes doigts et… PUT..N la cale de 35 s’est détachée…Sans le savoir, je faisais donc mes réglages à 65/100 !!!
Vous vous souvenez au début de ce récit : le nettoyage de l’outillage après le joint de culasse de la Super 5. J’ai du trop huiler les cales et ces deux là sont restée collées par le peu d’huile. Impossible à voir à l’œil nu. Du coup malgré l’heure tardive, j’ai réglé les contact à 35/100 et orienté la platine d’allumage moteur tournant pour retrouver une avance « à l’oreille » pour faire un premier essai (forcément l’avance était à la rue). Après avoir fait chauffer le moulin,
J’ai « envoyé » et alors là les amis, quel régal !!! Zone rouge à tous les coups. Bien évidemment le lendemain matin j’ai refait tout le réglage de l’allumage « aux petits oignons ».

Début de la panne début mai, panne résolue fin septembre. Grrr

Après un hivernage, j’ai voulu effectuer le redémarrage de la K5 en appliquant les conseils du forum (batterie bien chargée). Au bout d’une trentaine de coup de kick, aucun signe de réveil du moteur. Grr !! Ca recommence ? Et puis tout à coup : PUT..N quel C.., j’ai pas ouvert le robinet d’essence.
3 coups de kick poignée en grand sans contact pour amener l’essence, puis contact et démarrage au premier coup de kick. Ouf !! Quel bonheur.

Voilà les amis, merci d'avoir lu ces tribulations. Rassurez vous, elles continuent de jour en jour...pour mon plus grand plaisir... Laughing geek



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MessageSujet: Tribulations   Dim 7 Oct 2012 - 21:00

Cool Cool Cool Cool Cool Cool Cool Cool
A+ cheers
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Kaplan
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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 21 Oct 2012 - 9:56

Pour avoir une petite idée du budget consacré à l'entretien de ma K5 par un agent Honda (bien connu de Snoopy), entre 1975 et 1980...et les raisons pour lesquelles j'ai décidé de mettre les mains dans le cambouis. La mauvaise sensation de m'être fait escroqué.

K5 de 1972 (période 1975-1980) achetée neuve pour 3.838,24 frs

24/04/75 4.100 km / Jeu vis – batterie – vidange – bougies – pochette BTR : 359,50 frs

05/06/75 4.400 km / Nettoyage réglage carbus - réglage distribution, allumage et soupapes : 68,30 frs

19/05/76 5.623 km / Révision générale moteur – bouchon vidange – jeu vis – 2 bouchons culbuteurs : 96,50 frs

22/06/76 6.372 km / Révision générale moteur (encore ?) – cellule redresseuse – cocotte : 215,30 frs

22/07/76 7.475 km / Révision générale moteur (1 de plus !) jeu de vis – plateau rupteur – came avance automatique (303) : 188,78 frs

02/12/76 10.889 km / Contrôle culbuteurs - réglage allumage carburation – 2 antiparasites : 119,75 frs

16/07/77 12.123 km / Révision générale moteur - réglage allumage carburation – 2 filtres à air - plateau rupteur – vis de ralenti : 272,20 frs

26/10/77 12.508 km / Révision générale moteur - réglage allumage carburation – 2 bougies - 2 antiparasites : 127,14 frs

16/12/77 12.642 km / Cellule redresseuse – bougies – 1 ampoule arrière : 175,20 frs

23/12/77 12.747 km / Câble d’accélérateur : 64,39 frs

22/02/78 13.106 km / Kits complets carbus – boisseaux carbus - vidange – prise compressions - bouchon vidange : 202,40 frs

02/03/78 13.252 km / Ressort de kick – ressort béquille centrale – joint carter d’embrayage – joint échappement – vidange : 70,51 frs

13/04/78 14.135 km / Démontage haut moteur – remplacement soupapes et joints de queue de soupapes – pochette joints – vidange : 494,57 frs

30/06/78 16.822 km / Kit chaîne secondaire : 326,78 frs

02/09/78 18.680 km / Démontage haut moteur - remplacement ressorts soupapes - plateau rupteur - pochette joints : 535,77 frs

05/12/78 20.094 km / Révision générale moteur – remplacement robinet d’essence – vidange : 188,88 frs

20/04/79 21.682 km / Remplacement tige de réglage de la chaîne de distribution – joint carter alternateur : 194.44 frs

20/04/80 27.000 km / Batterie : 170,00 frs

03/10/80 28.270 km / Démontage haut moteur - surfaçage culasse et cylindre - réalésage cylindre – remplacement pistons et soupapes – rectif sièges de soupapes – roulette distribution - pochette joints – vidange – bougies – 1 pot d’échappement – câble compte tours : 1.539,55 frs

Plus rien depuis, je fais tout moi-même avec l'aide technique du forum, et depuis, mon budget à littéralement fondu... bounce Wink


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Rémi59

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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 21 Oct 2012 - 10:06

Très intéressant tout ça! Wink
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Bellotte

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MessageSujet: Re: Tribulations de ma K5   Dim 21 Oct 2012 - 10:44

Oui, très intéressant pour connaitre les points faibles comme la cellule par exemple.
Merci pour le retour d'expérience.

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Tribulations de ma K5
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